Alors que l'échéance afin de renouveler l'entente sur leurs conditions de travail arrive à grands pas, les médecins omnipraticiens ont fait une sortie publique ce mardi.
En effet, alors qu'approche la date du 31 mars, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec dit souhaiter que les représentants gouvernementaux saisissent l'occasion de mettre en place des conditions favorables à l'amélioration de l'accès à un médecin de famille et aux soins de première ligne.
Selon la FMOQ, la situation se détériore en ce qui concerne les conditions de pratique des médecins omnipraticiens et les incitatifs à la pratique de la médecine familiale.
Selon les données de la Fédération, la situation précaire est bien illustrée par le fait qu'il y a une pénurie de 1 100 médecins omnipraticiens au Québec et qu'il y a eu 184 postes non pourvus en résidence en médecine familiale au cours des trois dernières années dans les quatre facultés de médecine. L'organisme invoque aussi comme argument le fait que plus du quart des Québécois n'ont pas de médecin de famille, soit plus que partout au Canada.
Par ailleurs, la Fédération estime que la situation risque d'aller en empirant au cours des prochaines années en raison de la retraite imminente de nombreux médecins omnipraticiens.
Selon Louis Godin, président de la FMOQ, il est urgent «que le gouvernement québécois investisse davantage dans les soins de première ligne à l'extérieur du milieu hospitalier, qu'il procède à des modifications importantes sur le plan de l'organisation des soins afin de réellement encourager la prise en charge et le suivi de patients et qu'il offre une rémunération concurrentielle et équitable aux médecins omnipraticiens».
La FMOQ présente donc les propositions suivantes dans le cadre du renouvellement de l'Entente générale :
-Ramener à 20 % l'écart moyen de rémunération, sur une base annuelle, entre les médecins spécialistes et omnipraticiens.
-Offrir un financement adéquat aux cliniques médicales afin d'en assurer la pérennité.
-Mettre en place des incitatifs importants pour favoriser la prise en charge et le suivi de patients, de façon à améliorer l'accessibilité à un médecin de famille pour un maximum de Québécois.
-Faire en sorte que le médecin omnipraticien ayant des activités de prise en charge et de suivi, quel que soit son milieu de pratique, reçoive le soutien professionnel, technique et administratif dont il a besoin pour s'acquitter de sa tâche.
-Une reconnaissance du modèle unique de pratique des médecins omnipraticiens au Québec, en première et en deuxième ligne.
par Olivier Caron
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