Hier, le Collège des médecins du Québec a accueilli plutôt froidement certaines propositions faites par l'Ordre des pharmaciens.
Les suggestions en question visaient à désengorger le système de santé. Or, le Collège estime entre autres qu'il s'agit de propositions déjà existantes ou qui visent de «faux problèmes».
Dans son communiqué, le Collège estime que le fait de permettre aux pharmaciens de prolonger l'ordonnance d'un patient afin d'éviter une interruption de traitement existe déjà . L'organisme affirme qu'il a été convenu il y a une dizaine d'années entre les deux ordres que «les ordonnances d'un médecin décédé ou retraité pourraient être renouvelées pour une période de trois mois».
En ce qui concerne la proposition qui vise à mettre plus étroitement à contribution les pharmaciens dans l'ajustement de la thérapie médicamenteuse, le Collège estime que le pharmacien «n'a pas la formation pour réaliser l'évaluation qu'un médecin peut et doit faire ou celui qu'une infirmière est en mesure d'accomplir». «Le contexte de l'ajustement d'un médicament ou de l'ajustement de la thérapie médicamenteuse est actuellement l'objet d'un contentieux» ajoute le Collège.
En ce qui concerne le fait que les pharmaciens puissent amorcer des médicaments pour aider les patients à arrêter de fumer, ll'organisme estime qu'il s'agit «d'un faux problème».
Le Collège termine son communiqué en demandant «plus d'ouverture de l'Ordre des pharmaciens face aux infirmières».
Rappelons qu'à l'occasion de la Semaine nationale de sensibilisation à la pharmacie, du 1er au 6 mars, les pharmaciens ont dit proposer ces trois solutions «simples, peu coûteuses qui permettraient rapidement à la population d'avoir un meilleur accès aux soins». Celles-ci sont détaillées dans le communiqué émis mardi.
«Nous devons trouver des solutions et certaines d'entre elles appellent au gros bon sens et à la participation plus étroite des pharmaciens formés pour répondre aux besoins de première ligne des patients» avait alors affirmé Diane Lamarre, présidente de l'Ordre des pharmaciens du Québec.
par Olivier Caron
Les pharmaciennes avec lesquelles je fais affaire sont des plus compétentes et imputables, au plus haut niveau. Il est extrèmement regrettable et surtout préjudiciable que les médins se prennent pour les "dieux de la santé" et qu'ils jouent ainsi à l'exclusivisme.
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