Le premier ministre du Canada Stephen Harper n'a toujours pas voulu répondre aux questions concernant les allégations de torture de prisonniers transférés par l'armée canadienne aux services secrets afghans.
Il n'a pas encore commenté le témoignage qu'a fait mercredi dernier devant le comité spécial sur l'Afghanistan le diplomate canadien Richard Colvin.
M. Colvin a affirmé que le Canada s'était rendu complice de torture sur des centaines de prisonniers afghans en fermant les yeux sur différents rapports envoyés par ce dernier entre 2006 et 2007 qui dénonçaient la situation.
À la suite des ces allégations, tous les partis de l'opposition ont réclamé une enquête publique pour faire la lumière sur les événements.
Le gouvernement conservateur a toutefois reconnu lundi que les transferts de détenus aux autorités afghanes avaient été interrompus trois fois pour l'année 2009.
Le ministre de la Défense nationale Peter MacKay a déclaré que les interruptions s'expliquaient par le fait que les responsables afghans ne répondaient pas aux attentes.
Il a précisé que ces interruptions étaient le signe que son gouvernement avait su tirer des leçons des politiques héritées des libéraux.
M. Mackay s'est aussi engagé à déposer tous les documents relatifs aux cas allégués de torture dans les prisons afghanes. Mais il a une fois de plus soutenu qu'il n'existait aucune preuve des faits avancés par M. Colvin et que son témoignage n'était pas crédible.
Bien qu'il soit de retour à Ottawa d'une visite de trois jours en Inde, M. Harper ne devait pas être présent à la Chambre des communes lors de la période de questions lundi après-midi puisqu'il participait à une séance photo en face du parlement en compagnie d'enfants.
(source : Rue Frontenac, Radio-Canada)
par Laura Boudreau
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