La justice suisse a ordonné mercredi la libération du réalisateur Roman Polanski, qui est derrière les verrous depuis près de deux mois.
Le Tribunal pénal fédéral (TPF) de Suisse a accordé cette libération sous caution et condition, mais le ministère de la Justice pourrait en appeler de cette décision, comme il l'a déjà fait deux fois.
L'accusé, sous le coup d'un mandat d'arrêt américain pour abus sexuel sur une mineure, reste donc en prison en attendant de voir si le ministère persistera et en appellera d'ici 10 jours auprès du Tribunal fédéral de Lausanne, qui est la plus haute instance judiciaire en Suisse.
Dans sa décision remise aujourd'hui, le TPF estime que la caution ainsi que les conditions acceptées par Polanski, qui comprennent le dépôt des documents d'identité et l'assignation à résidence sous contrôle électronique, justifient cette libération. Certains médias européens avancent que la caution s'élèverait à environ 4,5 millions de francs suisses, soit 4,7 millions de dollars canadiens.
Si elle a lieu, l'assignation à résidence devrait se faire à Gstaad, où le réalisateur a un chalet. Par ailleurs, les avocats de l'accusé devraient réclamer l'abandon des poursuites lors d'une audience à Los Angeles le 10 décembre prochain. Pour tous les détails, consultez l'article de Showbizz.net.
Roman Polanski, arrêté le 26 septembre dernier, est recherché par la justice des États-Unis en raison de relations sexuelles que ce dernier a eu avec une mineure de 13 ans en 1977. Après avoir plaidé coupable à cette accusation, il avait fui les États-Unis en 1978. Le réalisateur de 76 ans s'oppose à son extradition aux États-Unis, lui qui y risque deux ans de prison.
Roman Polanski a reçu de nombreuses récompenses lors de son illustre carrière derrière la caméra, dont la Palme d'Or du Festival de Cannes pour «Le Pianiste» en 2002 et l'Oscar 2003 du meilleur réalisateur pour ce même film.
(sources: Le Monde, Le Figaro)
par Olivier Caron
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