D'après des experts interrogés par Le Journal de Montréal, le prochain président de la Caisse de dépôt et placement du Québec aura besoin de plusieurs qualités.
Il devra être en bonne santé, pouvoir intégrer les deux mandats de la caisse (rendement optimal et développement économique), être indépendant d'esprit, supporter la pression publique, maîtriser ce qui se passe dans la haute finance internationale, savoir gérer les grandes organisations, travailler en équipe, être bilingue et avoir à cœur les intérêts du Québec.
Plus tôt cette semaine, nous avons appris la démission de Richard Guay, arrivé à la tête du bas de laine des Québécois et parti peu après en congé pour des raisons médicales et personnelles.
Interrogés par le quotidien, les anciens premiers ministres Bernard Landry et Jacques Parizeau estiment que la Caisse de dépôt et placement aura besoin d'un chef fort et critique de la finance actuelle.
MM Landry et Parizeau, ainsi que Michel Nadeau, ancien vice-président de la Caisse, croient que le nouveau dirigeant devra être nommé le plus rapidement possible, avant la fin de la transition le 7 juillet.
Les trois pensent aussi qu'il faudrait que le nouveau patron vienne de l'extérieur de la Caisse de dépôt et placement du Québec.
Des noms circulent
Des noms circulent quant à la succession de Richard Guay à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec, parmi lesquels:
-Christiane Bergevin, à la tête de SNC-Lavalin Capital et au siège du Conseil d'administration de la Caisse;
-Claude Lamoureux, ancien président de Teachers;
-Jacques Daoust, président d'Investissement Québec;
-Jean-Guy Desjardins, président du conseil et chef de la direction de Fiera Capital inc.;
-Jacques Ménard, président du conseil de BMO Nesbitt Burns et président de BMO Groupe financier au Québec;
-Luc Bertrand, chef adjoint du groupe TMX (fusion des Bourses de Montréal et de Toronto).
(source: Le Journal de Montréal)