L'entreprise Quebecor a décidé ce mercredi de contester la décision de la CRT rendue le mois dernier relativement à l'utilisation des briseurs de grève pendant le lock-out au Journal de Québec.
En décembre, la Commission des relations du travail du Québec a statué que Quebecor/Sun Media a enfreint les lois provinciales du travail lors du conflit au Journal de Québec. Lors de ce lock-out qui a duré plus de 14 mois avec les employés du quotidien de Québec, l'entreprise aurait enfreint les règles du Code du travail en ayant recours à des briseurs de grève.
Le texte intégral de la décision est disponible sur le site Internet de la CRT.
Ce mercredi Quebecor a fait parvenir une requête en révision judiciaire à la Cour supérieure pour renverser la décision de la CRT. Dans un communiqué, Denis Bolduc, porte-parole des syndiqués du Journal de Québec, soutient que cette réaction était prévisible. «Connaissant Quebecor, ils allaient répliquer et tenter l'impossible pour renverser une décision charnière qui leur fait très mal» soutient M. Bolduc.
Les procureurs du Syndicat canadien de la fonction publique, organisation qui représente les employés du Journal, vont étudier la requête de Quebecor. Celle-ci tourne autour de la notion d'établissement et des compétences de la CRT. Cependant, Denis Bolduc se dit confiant que la Cour supérieure rejette cette requête en révision judiciaire.
Rappelons que ce conflit de travail a été le plus long dans un quotidien francophone au Canada. Il s'est commencé le 22 avril 2007 par le déclenchement d'un lock-out. Pendant toute la durée du conflit, les syndiqués ont distribué un quotidien gratuit, le Média Matin.
Le 2 juillet 2008, les employés syndiqués du Journal de Québec avaient accepté à très forte majorité l'entente de principe survenue quelques heures plus tôt.
(sources: CNW)