À quatre jours du scrutin du 8 décembre, la chef du Parti québécois Pauline Marois a fait campagne ce jeudi en Montérégie et elle a émis encore aujourd'hui plusieurs critiques à l'endroit du leader libéral Jean Charest.
Selon Pauline Marois, en décidant de proroger la session parlementaire à Ottawa, le premier ministre fédéral Stephen Harper a largué le Québec. Elle a notamment qualifié le discours de Stephen Harper de «dogmatique». Elle dit ne pas vouloir interpréter la pensée du premier ministre, mais les faits. «Le message qu'il envoie aux Québécois est celui d'un rejet» a déclaré Pauline Marois, ajoutant que les ponts établis avec le Québec par M. Harper lors des dernières années étaient «artificiels».
Elle a du même coup attaqué Jean Charest et le silence de ce dernier face à la situation actuelle sur la scène fédérale. «Je crois que monsieur Charest ne mérite pas d'avoir à nouveau la confiance des Québécois et des Québécoises» a-t-elle affirmé.
Questionnée sur la possibilité que se fissure la coalition d'ici la reprise des travaux à Ottawa le 26 janvier prochain, elle s'est dite sûre que le Bloc québécois, lui, se tiendra debout sur les propositions défendues par le parti, dont celles sur la culture, les travailleurs et l'industrie. La leader péquiste a aussi soutenu qu'il y a deux nations dans ce pays et que le contexte actuel le met en évidence.
À propos des tarifs d'Hyrdo-Québec, Pauline Marois est revenue sur sa déclaration de la matinée en réaffirmant que ceux-ci ne doivent pas être haussés en période de crise économique. Elle soutient que pour que les consommateurs reprennent leurs moyens, il faut qu'ils aient un peu d'air.