Ce mardi, alors que les trois géants américains de l'automobile comparaissaient au Congrès afin de demander 25 milliards de dollars pour leur survie, les places boursières mondiales ont hésité pour terminer la journée avec des bilans mitigés.
En Amérique du Nord, tant le Dow Jones que le TSX ont enregistré de faibles gains après avoir passé la majeure partie de la journée dans le rouge. À New York, le Dow a gagné 151,17 points, un gain de 1,83 % à 8 424,75 points. À Toronto, le TSX a terminé quant à lui la journée en hausse de 40,31 points, soit 0,46 % à 8 835,76 points. L'indice technologique Nasdaq a gagné 0,08 %.
Le pétrole a encore perdu des plumes et clôt la journée en baisse de 0,63 $ US à 54,32 $US.
En Europe, les indices boursiers étaient pour la plupart repartis à la hausse ce mardi après une journée de baisse lundi. Le Footsie de la Bourse de Londres a regagné 1,85 % à 4 208,55 points, tandis que le Cac-40 de la Bourse de Paris et le Dax de Francfort gagnaient respectivement 0,49 % à 4 579,47 et 1,11 % à 3 217,40 points. Madrid et Zurich étaient aussi à la hausse avec des gains de 0,38 % et 0,52 %, alors que Bruxelles et Moscou enregistraient des pertes de 0,16 % et 0,63 %.
En Asie, les grandes places boursières ont subi des pertes assez importantes. À Tokyo, Hong Kong et Syndey, ce sont des reculs de 2,28 %, 4,54 % et 3,47 % qui ont été enregistrés.
Le tout survient le jour où les trois grands constructeurs automobiles américains, soit General Motors, Ford et Chrysler, comparaissent devant une commission au Sénat pour demander de l'aide financière. Ils demandent au moins 25 milliards de dollars strictement pour survire à l'année 2009 et se rendre à 2010.
GM, Ford et Chrysler soutiennent que si cet argent ne leur est pas fourni, ce sont plusieurs centaines de milliers d'emplois qui seront perdus et que la faillite n'est pas exclue. Selon les données de CNN, les emplois en jeu se résument ainsi : 120 000 employés aux États-Unis pour GM, 80 000 pour Ford et 66 000 pour Chrysler. À cela s'ajoutent les 14 000 détaillants américains de ces trois entreprises, ce qui totalise environ 740 000 emplois. Les fournisseurs des trois géants de l'automobile emploient aussi 610 000 personnes,
C'est du côté de la députation républicaine au Sénat américain qu'il y a de l'opposition à cette aide. Plusieurs républicains estiment en fait que la faillite de l'une de ses entreprises est préférable à de l'aide financière. Le Congrès américain devra débattre de la question.
Plus tôt ce mardi matin, le secrétaire d'État au Trésor américain, Henry Paulson, a lui aussi comparu devant le Congrès. Il a affirmé que le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars concernait le secteur financier et il s'est opposé à ce que l'argent serve à aider les constructeurs automobiles.
(BBC News, CNN Money)