Ce jeudi, le Sénat des États-Unis semblait en être venu à une entente bipartisane afin d'offrir une aide financière aux constructeurs automobiles américains, mais finalement, il a été annoncé que les discussions sont toujours en cours.
Lors d'un point de presse à 14h30, Harry Read, leader de la majorité démocrate au Sénat, a soutenu que le plan n'avait pas encore été adopté et qu'il sera soumis au vote le 8 décembre après des débats. Pour le moment, le nombre de votes au Sénat ne serait pas suffisant. Le Congrès veut entre autres que les constructeurs spécifient comment l'argent sera investi et s'il permettra une viabilité financière.
Selon le réseau CNN, la United Auto Workers Union a plaidé ce jeudi pour que le Congrès accorde un prêt aux grands constructeurs afin de prévenir leur éclatement. Ron Gettelfinger, président de l'UAW, a soutenu que si une entente n'était pas conclue, une autre compagnie automobile américaine, ou peut-être plusieurs, pourraient faire faillite d'ici la fin de l'année, soit d'ici six semaines.
C'est du côté de la députation républicaine au Sénat et de l'administration du président George W. Bush qu'il y a de l'opposition à cette aide. Plusieurs républicains estiment en fait que la faillite de l'une de ses entreprises est préférable à de l'aide financière.
Rappelons que General Motors, Ford et Chrysler veulent une aide minimale de 25 milliards de dollars strictement pour survire à l'année 2009 et se rendre à 2010. Mardi, les trois grands constructeurs automobiles américains comparaissaient devant une commission au Sénat pour demander cette aide financière.
GM, Ford et Chrysler soutenaient que si cet argent ne leur est pas fourni, ce sont plusieurs centaines de milliers d'emplois qui seront perdus et que la faillite n'est pas exclue. Selon les données de CNN, les emplois en jeu se résument ainsi : 120 000 employés aux États-Unis pour GM, 80 000 pour Ford et 66 000 pour Chrysler. À cela s'ajoutent les 14 000 détaillants américains de ces trois entreprises, ce qui totalise environ 740 000 emplois. Les fournisseurs des trois géants de l'automobile emploient aussi 610 000 personnes.
Mardi, le secrétaire d'État au Trésor américain, Henry Paulson, avait lui aussi comparu devant le Congrès. Il a affirmé que le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars concernait le secteur financier et il s'est opposé à ce que l'argent serve à aider les constructeurs automobiles.
(source: CNN, BBC News, La Presse Affaires)