Ce mardi, tous les partis politiques fédéraux ont réagi avec surprise au fait que dans une circonscription de Québec, les boîtes de scrutin du vote par anticipation sont ramenées à la maison par les scrutateurs.
Ils faisaient ainsi écho à des révélations faites lundi par le réseau TVA, qui rapportait que le directeur du scrutin avait demandé à des employés de garder ces boîtes de vote jusqu'au 14 octobre.
Hier, les scrutateurs interrogés se disaient inconfortables avec cette situation, puisqu'il y a un danger potentiel qu'une boîte soit volée, endommagée, détruite ou manipulée par un individu mal intentionné. Les scrutateurs affirment par contre qu'il leur est impossible d'ajouter eux-mêmes des votes dans l'urne, puisque celle-ci est scellée avec des numéros de sceau et la signature du greffier.
Élections Canada affirmait à ce propos que la façon la plus sécuritaire de disposer des boîtes de vote par anticipation en attendant le 14 octobre est laissée à la discrétion du directeur de scrutin.
Or, après ces révélations, les partis politiques fédéraux présentement en élection ont réagi avec stupéfaction. Interrogé par le réseau de télévision responsable de ces révélations, Damien Rousseau, candidat du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Québec, soutient que les boîtes de vote par anticipation devraient êtres toutes au même endroit et en sécurité. Les autres candidates de cette circonscription, soit Christiane Gagnon du Bloc québécois, Myriam Taschereau du Parti conservateur et Catherine Roy-Goyette, du Nouveau parti démocratique, se sont toutes montrées ouvertes à ce que la loi électorale soit revue à ce sujet, ou que le tout soit discuté au Parlement.
Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe a quant à lui soutenu que cette situation était surprenante, non sécuritaire et qu'il ne comprenait pas. Même étonnement du côté de Michael Fortier, ministre conservateur du Commerce international et candidat dans Vaudreuil-Soulanges. Ce dernier a cependant tenu à dire qu'il croit qu'Élections Canada fait tout en son possible pour s'assurer que ces boîtes sont en sécurité.
Le réseau TVA a tenté d'interroger le directeur de ce scrutin dans Québec, Jean-Pierre Vignola, qui en a alors référé à ses supérieurs. Le porte-parole d'Élections Canada, André Bédard, a alors signifié qu'il n'accorderait aucune entrevue et que la loi électorale permet une telle façon de faire.
Le vote par anticipation s'est déroulé vendredi, samedi et lundi dernier.
Site Internet d'Élections Canada
Source: TVA