Amnestie internationale croit que le gouvernement Harper devrait avoir honte de ses positions sur le respect des libertés fondamentales, et soutient que la Francophonie est loin d'être exemplaire.
Amnestie, l'une des plus importantes organisations internationales de défense des droits de l'homme, a lancé ce verdict au moment même où les 55 délégations de la Francophonie sont réunies à Québec. Le manque de pouvoirs contraignants de la Francophonie est d'ailleurs un sujet au cœur des débats.
La question des droits fondamentaux doit être soulevée dans la déclaration de clôture du Sommet, ce qui aux yeux d'Amnestie est mieux que rien, mais loin d'être suffisant.
Beaucoup de pays de la Francophonie bafouent toujours les droits de l'homme, particulièrement en Afrique. Onze pays n'ont toujours pas adhéré à la convention internationale contre la torture. L'an dernier la Mauritanie a d'ailleurs été suspendue suite à un coup d'état sanglant.
En ce qui concerne le gouvernement Harper, Amnestie déplora l'absence d'appui au moratoire international sur la peine de mort, le silence sur Guantanamo, la décision du Canada de ne pas rapatrier Omar Khadr, un enfant-soldat emprisonné à Guantanamo, l'oubli de la contribution de Louise Arbour... La liste est longue.
par Karine Chateauneuf
Services