Coup de masse au sein des troupes conservatrices ce jeudi. La Presse révèle le passé trouble de quatre candidats en ses pages.

Le directeur de campagne de René Vincelette, candidat conservateur dans Saint-Hyacinthe-Bagot, a un dossier criminel pour corruption et abus de confiance. Richard Grisé aurait notamment offert des emplois fictifs avec des fonds de la Chambre des communes à Maxime Bernier et à son frère à la fin des années 1980.
Élu en 1984 et en 1988, il a obtenu des subventions pour des travaux dans sa circonscription et en échange de contrats, les entrepreneurs donnaient de l'argent à l'entreprise du député. Il a plaidé coupable à 11 chefs d'accusation de corruption, fraude et abus de confiance en 1989 et a fait une journée de prison, en plus de payer 20 000$ d'amende et d'être sous probation durant trois ans. En 1994, il a plaidé coupable à deux accusations d'abus de confiance pour les contrats d'embauche payés avec les fonds de la Chambre des communes.
En 1990, celui qui est aujourd'hui candidat conservateur dans la circonscription de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a été condamné pour conduite en état d'ébriété. Darryl L. Gray était alors député du Parti progressiste-conservateur. Il a plaidé coupable et a payé une amende de 400$ en plus de perdre son permis durant trois mois.
L'agent immobilier Pierre Grandmaître se présente sous la bannière du Parti conservateur dans la circonscription d'Abitibi-Témiscamingue. Il a été condamné le 8 septembre par la Cour du Québec pour ne pas avoir dit qu'il y avait un vice caché dans une maison qu'il a vendue. Le vendeur de la maison en avait informé l'agent immobilier, mais celui-ci ne l'a pas dit à l'acheteuse. Pierre Grandmaître juge qu'il s'agit d'une petite histoire d'infiltration d'eau et qu'il la contesterait s'il le pouvait.
Enfin, le député conservateur Luc Harvey, qui se présente dans Louis-Hébert a dit a fisc qu'il avait fait une croisière et trois voyages pour la firme de sa femme. Le fisc et le tribunal ne l'ont pas cru. Revenu Québec a eu gain de cause dans cette affaire où l'entreprise de l'épouse de M. Harvey aurait pu avoir des réductions d'impôt.
(Source: La Presse)