Possiblement en prévision de l'élection du 14 octobre où il se représentera dans sa circonscription beauceronne, l'ex-ministre des Affaires étrangères éclaboussé dans l'affaire Julie Couillard s'est rendu lundi sur le plateau de la Fosse aux lionnes, à Radio-Canada. Une première incursion médiatique depuis sa conférence de presse dédiée à ses électeurs en juin dernier.

D'entrée de jeu, l'ancien conseiller de Bernard Landry qui a fait le saut en politique en 2006 a admis avoir vécu des moments très difficiles après s'être rendu compte qu'il avait oublié des documents chez Julie Couillard. Il a rapidement remis sa démission au premier ministre Stephen Harper, disant qu'il a assumé son erreur.
Avouant ignorer en grande partie le passé de Julie Couillard, notamment ses liens avec des membres des motards criminalisés, il s'est retiré à la suite de sa démission durant quelque temps pour réfléchir sur son avenir et son engagement politique.
L'incident de la robe décolletée de Mme Couillard, qui avait fait scandale lors de l'assermentation de Maxime Bernier, a été ramené sur la table lors de l'entrevue. Mme Couillard soutient que c'est lui qui voulait qu'elle porte cette robe alors qu'il dit plutôt qu'elle a enfilé la robe et lui a demandé si elle lui plaisait, ce à quoi il a acquiescé.
Durant l'entrevue, le conservateur a souligné la difficulté de séparer la vie publique et la vie privée et qu'il regrette surtout que toute cette saga ait eu un impact sur da famille. Il a rappelé une anecdote où une de ses filles s'est réjouie parce qu'il n'apparaissait plus en première page, mais en cinquième page du journal.
Il a admis que son erreur principale était d'avoir oublié les documents chez Mme Couillard, et a soufflé qu'il aurait peut-être dû poser plus de questions sur le passé de sa conjointe.
Maxime Bernier dit être d'attaque et bien avec ses décisions. Il soutient ne pas avoir été approché pour un poste de ministre dans l'éventualité d'un gouvernement conservateur fédéral et dit se concentrer sur le scrutin dans sa circonscription.
En terminant l'entrevue, une des coanimatrices, Suzanne Lévesque, a blagué en demandant à M. Bernier s'il oubliait quelque chose avant de quitter le plateau. Bon joueur, ce dernier a rétorqué n'avoir rien apporté et donc ne pouvait rien oublier.