Un grand sondage révèle que la classe moyenne québécoise se sent prise à la gorge, une sorte de cri du cœur de nombreuses familles en cette période électorale.

75% des familles de la classe moyenne disent être si serrés qu'ils ont l'impression d'avoir les poches vides à la fin du mois, révèle ce sondage effectué pour le Journal de Montréal, TVA et 98,5FM par Léger Marketing.
Le pouvoir d'achat des familles de la classe moyenne serait surtout réduit par la faute des hausses de tarifs de services publics, du prix de l'essence et du panier d'épicerie. L'indice des prix à la consommation a crû de 3,4% en un an et l'inflation a atteint cette année son plus haut niveau en cinq ans.
Il semblerait que bien des gens vivent à la limite de leur revenu. Nombre d'entre eux ont profité lors des dernières années des baisses de taxes et d'impôts et de l'accès facile au crédit pour consommer plus et accroitre leur niveau de vie.
94% des familles de la classe moyenne se sentent oubliés des gouvernements, 81% renoncent à des achats, faute de moyens et 59% disent que l'argent les stresse. 70% disent qu'ils doivent calculer plus qu'avant ou faire un budget, 44% ont vu l'argent ou leurs finances être une source de tension avec leur conjoint ou leurs enfants, et 80% trouvent qu'il est plus difficile qu'avant d'assumer les frais liés aux services publics et parapublics qui ont augmenté au fil du temps.
De manière inquiétante, 41% des familles de la classe moyenne pensent que les choses n'iront pas en s'améliorant et 69% ont reporté des projets importants, faute d'argent.
Le sondage a été fait auprès de familles monoparentales, biparentales et reconstituées de la classe moyenne, avec un enfant ou plus de 18 ans et moins. Le revenu moyen du ménage québécois se situait à 67 000$ en 2005 et le sondage s'est donc intéressé aux familles ayant un revenu de 25 000$ au-dessus ou en dessous de ce revenu moyen, donc un revenu entre 40 000$ et 90 000$. 2005 Québécois ont été sondés.
(Source: Journal de Montréal)