Près de 100 ans après l'éradication de l'épidémie de grippe espagnole, qui a fait environ50 millions de morts dans le monde, des anticorps encore efficaces ont été retrouvés dans le sang de personnes témoins du fléau.

Cette étude, publiée sur le site Internet de la revue scientifique Nature fait dire aux experts qu'il n'y a aucune urgence de mettre au point un vaccin contre un virus qui est dorénavant inoffensif, à cause de ses nombreuses mutations.
Dans le domaine des anticorps, il s'agit des anticorps humains dont la durée de vie est la plus longue, révèle le premier auteur de l'étude.
Les scientifiques ont analysé le sang de 32 personnes de 92 à 102 ans, toutes exposées au virus de la grippe espagnole de 1918.
Les anticorps ont été retrouvés dans le sang, en plus de permettre aux souris mises en contact avec le virus mortel, et à qui les échantillons sanguins ont été réinjectés, de rester en vie.
Ces anticorps sont vivats et ont tellement muté qu'ils sont maintenant reliés plus solidement à d'autres anticorps aux cellules des maladies.
Les chercheurs souhaitent pouvoir utiliser des techniques similaires pour renforcer les pouvoirs de vaccins contre les nouvelles souches de virus aviaire qui pourraient devenir épidémiques.
Étonnamment, l'idée de cette recherche est venue à la suite d'un épisode de la série Medical Investigation où les médecins traitaient des habitants infectés par un virus étaient soignés par le sang donné par un vieux maître d'hôtel qui a survécu à l'épidémie.
(Source: Associated Press, Nature.com)